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3  AMERICAS   BY   BICYCLE

MES VOYAGES AUX TROIS AMERIQUES EN VELO

BOLIVIA ALTO LIPEZ

je l'ai fait en Jeep avec une agence, depuis Tupiza

voici une description d'autres cyclistes

LIPEZ en vélo – juillet 2007

Céline FRACHET et François BADOR – projet Vel’harmonie

http://velharmonie.apinc.org

KM

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San Pedro de Atacama (2400 m) - tous services

12

début de la montée

40

col à 4600 m - bifurcation à gauche "acceso a Bolivia"

46

poste de douane Hito Cajón - entrée 15 bol

52,5

refugio + poste guardaparques (entrée parc 30 bol / pers) juillet 2007: possibilité de camper dans une cabane en construction pas toujours de l'eau guide pour le Licancabur (Don Bernardo)

54

refugio laguna blanca "Colque" (4400m) - eau

piste plate, peu déneigée

62

bord de la laguna verde, piste pour la base du Licancabur (se met à monter vers les ruines incas) - Rien

70

retour au refugio laguna blanca bifurcation à gauche pour les termas de Polques

80

embranchement à gauche pour le mirador laguna verde

depuis km 70, montée régulière en pente douce

93,5

col à 4800 m

descente caillouteuse puis faux-plat descendant avec tôle ondulée et un peu de sable, roulable

114

termas de Polques (4500 m), au bord du salar de Chalviri eau, comedor, salle pour être au chaud, possibilité de camper

117

embranchement à droite pour Quetena

km 114 à 134: montée régulière, face au vent d'ouest, un peu de tôle ondulée

134

à gauche piste pour les geysers Sol de Mañana (enneigée quand nous sommes passés) (4996m) geysers à environ 2 km , petites cabanes fermées à clé

140

bifurcation à droite pour Laguna Colorada (panneau) (5027m). Plusieurs pistes, dépend du déneigement

km 134 à 152, montagnes russes, mais plus de descente - piste bonne

152

début de la descente vers lag. Colorada

belle descente, piste en bon état

159

embranchement à droite pour Alota, à gauche pour laguna colorada (panneau)

piste sablonneuse, quelques poussages nécessaires

175

refugios laguna colorada + entrée du parc (4300m) minuscule épicerie, eau, hébergement

piste sablonneuse et caillouteuse, montante km 175 à 187 beaucoup de poussages km 187 à 193 piste sablonneuse mais roulable en restant à droite de la vallée

193

Arbol de piedra (4580m) - rochers pour se protéger du vent pour bivouaquer

km 193 à 222: ondulations (pentes douces), quelques rares passages sableux

203

cabane en pierre abandonnée (sans toit), possibilité de bivouac protégé du vent

213

formations rocheuses à gauche de la vallée, possibilité de bivouac abrité du vent d'ouest

km 214 à 218: beaucoup de pierres, quelques poussages

222

embranchement à gauche pour l'hotel del desierto (2km) eau - hébergement et repas chers

225,5

bifurcation, rester sur la piste de gauche (évite de monter pour rien)

227,5

embranchement à droite pour Alota, beaucoup de pistes

229

début de la descente vers les lagunas

250

laguna Ramaditas, la piste ne passe pas à côté

252

laguna Honda

260

hotel laguna hedionda (4125m), hebergement, repas, pas toujours d'eau (sauf eau minérale)

260,5

source d'eau légèrement saumâtre mais potable, trou d'eau en bordure de lagune (pierres autour)

270

laguna Cañapa (dernière du groupe)

km 270 à 285, montées et descentes caillouteuses et sableuses (Paso Toun Toun) - roulable à 80%

281

début de la descente du paso Toun Toun (4260m)

285

arrivée sur le camino internacional, en bon état à droite: Alota, San Cristobal à gauche: Ollagüe, Chili

294

embranchement pour San Juan à droite (raccourci)

km 294 à 303: piste roulable un peu de sable et caillouteuse

303

début de la descente vers le salar de Chiguana (4200m)

km 303 à 314: très sableuse et caillouteuse, poussages (à la descente!)

km 314 à 331: roulable à 90% (passages sableux)

331

poste militaire Chiguana (3705m) - possibilité de bivouac + eau

piste sur le salar de Chiguana, très bonne

361

San Juan - village de 1000 hab. Petites épiceries (pas de fromage, fruits et légumes et charcuterie), eau, hébergement

sortie de San Juan: rester sur la grande piste principale, roulante

373

embranchement, prendre à gauche direction Colcha-K

376

route à gauche pour un site archéologique, continuer tout droit

km 361 à 388: piste roulante

388

poste militaire Colcha-K (le village n'est pas sur la piste directe). Bifurcation, prendre à droite pour aller directement à Chuvica

km 388 à 409: piste sablonneuse + tôle ondulée - roulable

391

embranchement, à gauche Colcha-K (village). Quelques maisons en bord de pìste

401

embranchement à gauche pour un village, continuer tout droit

409

entrée du salar à droite (Uyuni direct et isla incahuasi) (3660m) hospedaje, eau pour le village de Chuvica, continuer tout droit environ 2 km

km 409 à 412: piste pas très bonne pour rentrer sur le salar

412

bifurquer à gauche directement sur le salar. Suivre la direction du volcan Tunupa. Au bout de 10 km on commence à voir l'île

453

Isla Incahuasi - restaurant, eau - possibilité de dormir dans un petit refugio ou de camper

518

hotel de sal - eau, hebergement (suivre les traces depuis l'ile)

531

Colchani - village (eau, nourriture, essence, hebergement)

km 531 à 552: beaucoup de tôle ondulée. Possibilité d'emprunter de petites pistes parallèles un peu sableuses mais roulables

552

UYUNI (3660m) - tous services

Le Lipez à vélo, infos pratiques (posté par velharmonie le 18.07.2007)

Amis cyclistes qui vous appretez à traverser le Lipez, ceci est pour vous!!

Parce que nous avons eu du mal à trouver des informations fiables et précises sur la région du Lipez, nous vous avons concocté une feuille de route détaillée, ainsi qu'une carte allant de San Pedro de Atacama à Uyuni.

Toutes les infos qui y figurent ont été mesurées ou vérifiées par nous-memes.

Enfin, pour faire tomber les fausses idées reçues:

- nous avons poussé au total entre 5 et 10 km, sur des tronçons inférieurs à 1 km chaque fois

- on ne se perd pas dans le Lipez, meme s'il y a 10 pistes différentes, il faut savoir qu'elles finissent toutes au meme endroit (un point d'interet en général). Les "vrais" embranchements sont en général indiqués

- il y a de l'eau à intervalles réguliers, on ne se charie jamais plus de 2 jours d'autonomie.

- ne comptez pas faire du stop avec les 4x4 en période touristique, ils sont tous pleins à craquer. Une fois partis, il faut terminer (sauf peut-etre coup de chance).

Pour nous, la difficulté n'a pas été ni l'état de la piste (pas franchement terrible cependant), ni le manque d'eau mais LE VENT.

Il soufflait du nord-ouest quasiment tous les jours. Ceci n'est peut-etre pas une constante mais sachez tout de meme que les vents dominants viennent de secteur ouest (un peu plus sud ou un peu plus nord??)

Les étapes où on en a particulièrement bavé:

- la montée aux geysers (vent de face qui t'asphyxie à plus de 4500m)

- entre la laguna colorada et l'hotel del desierto (toujours un vent de face terrible avec une piste pas top roulante et des poussages). Le vent soulève ici des nuages de poussière.

Bien préparés, avec des victuailles et de l'eau en quantité suffisante, cette traversée est une expérience inoubliable car chaque jour les paysages récompensent les efforts.

Alors, meme si c'est dur, foncez, vous ne le regretterez pas!!

Suerte à tous

Sublime Lipez, envoûtant salar (posté par velharmonie le 17.07.2007)

Traverser le Lipez à vélo, cela faisait des années que nous en parlions. Mais rien que de l’évoquer, une petite boule se formait au creux de notre ventre. Un mélange de peur et d’excitation. “Sans GPS, vous allez vous perdre”, “Ce n’est pas du vélo, il faut pousser sur plus de 200 km”. Les voix de la raison nous disaient de ne pas y aller et pourtant d’autres témoignages nous assuraient que cela resterait l’un des temps forts du voyage. Alors nous avons repris nos vélos et nous avons commencé à grimper. San Pedro de Atacama: 2400 mètres d’altitude, l’entrée du Lipez: 4600 mètres. Voilà de quoi se mettre en jambes! Ces 30 km de montée ne sont vraiment pas une mince affaire, nous forçons sur les pédales, de plus en plus essoufflés. La neige apparaît. Pas de panique, cette fois nous ne ferons pas demi-tour, la piste doit être dégagée. Dans les sacoches, de la nourriture pour une semaine. C’est dur! Mais quelle récompense lorsque nous débouchons à la tombée de la nuit sur la laguna Blanca, dominée par un cordon de volcans. Premier rendez-vous avec nos compagnons cyclistes.

Don Bernardo, guide de montagne, accepte de nous mener au Licancabur. Nous allons donc tous bivouaquer au bord de la laguna Verde, au pied du volcan. Tríos heures du matin, le réveil sonne, il fait -7ºC dans la tente. Nous commençons à marcher. Très vite, Céline sent qu’elle n’est pas acclimatée et qu’elle n’arrivera pas au sommet. Elle préfère redescendre. Les cinq autres poursuivent l’ascension accompagnés du guide qui fait maintes offrandes de coca à la Pachamama. Dans la neige et le froid, le mal de l’altitude se fait sentir. A partir de 5500 m, le corps commence à défaillir. Le sommet n’est plus très loin: 5960m, enfin, la délivrance. A nos pieds, les lagunes encore gelées et tout autour, le désert, couvert de neige. Ce soir, record battu, nous sommes tous couchés à 17h30!

La petite troupe se sépare de nouveau pour poursuivre la route. Direction: le nord. A notre grande surprise, la piste est plutôt bonne. Nous franchissons un col et débouchons sur le désert de Dali. Le célèbre peintre semble êrte passé par là avec ses pinceaux. Des rochers isolés ont poussé dans le sable. Mais où sont donc les montres molles? Un peu plus loin, le salar de Chalviri s’étale devant nous. C’est un savant mélange de sel, d’eau, d’herbes jaunes et de cristaux multicolores. Et, nichés dans un coin, les thermes de Polques. Quel délice, au réveil, de se plonger dans les eaux chaudes et bienfaitrices. Dommage que dix 4x4 de touristes nous aient devancé!

Après ce bain réconfortant, nous reprenons notre périple. La piste monte, monte, le vent souffle, fort et glacial. De nouveau, de la neige sur la piste. Nous sommes rodés à présent. Et enfin, après une longue journée d’efforts, sur notre gauche, apparaissent des fumerolles. Nous laissons les vélos et allons nous balader dans les champs de geysers de Sol de Mañana. Ça bouillonne, ça souffle, ça fume et … ça pue l’oeuf pourri! Toujours ces couleurs irréelles et surtout un peu de chaleur venue du coeur de la Terre. Ce soir, nous dormons à 5000m d’altitude. La température chute à tout allure. Des nuages menaçants nous font craindre le pire, mais nous ne pouvons continuer. Au réveil, le seul objectif est de perdre de l’altitude et de se réchauffer. Ce bivouac restera probablement le plus haut du voyage!

En début d’après-midi, nous atteignons la mythique laguna Colorada. Sous les nuages, elle n’est pas si colorée que cela et les flamants font leurs timides. Nous retrouvons ici nos quatre compagnons cyclistes et nos colis pleins de victuailles ammenés par un 4x4 de San Pedro. Ouf, nous pouvons continuer! Nous avons bien mérité le pisco-sour que nous avions glissé dans un carton à la dernière minute… A 4300m, l’humeur est plutôt joyeuse ce soir!

Nous passons la nuit en rangs d’oignons dans le couloir de l’hotel et dès l’aube, les cuisinières nous tirent de notre sommeil. Solidarité cycliste oblige, nous repartons cette fois avec nos amis québecois-catalan, leur réchaud étant tombé en panne. Nous entrons tout de suite dans le vif du sujet, la piste est un mélange de sable et de pierres. Régulièrement, nous devons pousser nos vélos. Ça y est, le Lipez nous met des batons dans les roues. Nous nous élevons lentement entre les sommets ocres, noirs, rouges. Bientôt, nous voici dans une immense vallée désertique. Nous prenons la mesure de notre petitesse et de notre vulnérabilité face aux éléments. Nous entrons dans le désert de Siloli. Fin de l’étape, 18 km au compteur. Nous sommes épuisés. Nous montons les tentes au milieu de magnifiques formations rocheuses dressées sur le sable. Les touristes viennent admirer l’arbol de piedra pendant que nous nous préparons à y passer la nuit. Nous lisons dans leurs yeux un mélange de pitié et d’admiration…

Le vent, notre grand ennemi, s’énerve de plus en plus. Il faut pourtant reprendre la route. Sur 50 cm au-dessus du sol, ce n’est que sable et poussière. Nous pédalons, minuscules, dans ces étendues austères. Des moments de découragement succèdent à des reprises de moral. Dans les bouteilles, l’eau ne dégèle pas de la journée. Heureusement, nous en avions glissé quelques unes dans nos duvets. Ce soir, nous nous écroulons de fatigue et dormons comme des bébés malgré la tente qui menace de se faire arracher par les bourrasques.

La tempête s’est calmée lorsque nous emmergeons, et même si le vent souffle toujours fort, nous pédalons plus sereins. Sous le ciel bleu, les montagnes s’illuminent. Les sols riches en minéraux se teintent de tout un dégradé de marron, bordeau, vert et beige. Les vigognes s’enfuient à notre approche. Au loin, une lagune se rapproche. Encore un petit effort et nous voici dans une vallée où se succèdent des lacs tous plus beaux les uns que les autres. Nous élisons domicile au bord de la laguna Honda. Le coucher de soleil est absolument fabuleux. Le sel, la glace, les herbes sèches, tout se mêle pour nous offrir un spectacle magique. Notre riz-soupe ne nous a jamais semblé aussi bon.

La joie de pédaler se poursuit le lendemain. Cette fois, les flamants roses et blancs sont au rendez-vous. Les canards, les vigognes se mêlent à la fête. Il n’y a plus d’eau à l’hôtel de la laguna Hedionda? Qu’à cela ne tienne, nous nous contenterons d’une petite source d’eau saumâtre toute proche.

Nous quittons le massif du Lipez par le paso “Toun-Toun”, nommé ainsi par les chauffeurs de 4x4 en raison des rochers qui envahissent la piste. Puis, c’est presque la civilisation. Les villages ne sont plus très loin. Encore quelques bancs de sable qui nous obligent à pousser les vélos, mais surtout une traversée à toute allure du salar de Chiguana, vent dans le dos. La piste est tellement lisse que nous nous entendons à peine rouler. Au fond, le village de San Juan apparaît, désert, tout le monde est parti à la fête annuelle d’Uyuni. Pour nous, c’est une journée de repos, avant de reprendre la route vers le mythique salar d’Uyuni, à 45 km plus au nord.

Il nous faudra tout de même une journée pour l’atteindre. Mais quelle récompense! Une étendue blanche, sans fin, s’étale devant nos yeux. Ici, on parle d’îles, de rives. Ce n’est pas étonnant car nous nous croyons au bord de la mer. Rouler sur ce salar est une expérience unique. Pour seuls points de repère les quelques volcans qui l’entourent. Nos pneus crissent sur le sel. Nous perdons toute notion des distances. Nous roulons pendant 45 km jusqu’à l’isla Incahuasi, située en plein centre du salar. Il faudra attendre le soir, une fois les dixaines de 4x4 repartis, pour profiter de l’extrême quiétude du lieu. Seuls quelques oiseaux et viscachas s’égaient au milieu des cactus. Ce soir, au sommet de l’île, Nous sommes seuls au monde,… et heureux.

Maintenant, direction plein est pour rejoindre la “côte” et Uyuni. 80 km au milieu des hexagones de sel, la tête dans les étoiles. Nous décidons de rouler jusqu’au bout de nos forces, pour atteindre Uyuni ce soir. Nous y arrivons, tels des zombies. En entrant dans la ville, c’est un grand moment d’émotion. Nous y sommes arrivés, nous avons traversé le Lipez. Un mélange de fatigue, de joie et de fierté nous donnerait même les larmes aux yeux! Nous nous installons dans le premier hôtel venu et partons en quête de quelque chose à manger. Nous engloutirions un boeuf.

Pédaler sur le salar d'Uyuni, une expérience unique!

Les étapes:

San Pedro de Atacama – Cuesta “Hito Cajón” = 21 km (2h)

Cuesta “Hito Cajon” - Laguna Blanca = 39 km (6h)

Laguna Blanca - Laguna Verde = 8 km (1h20)

Laguna Verde - Termas Polques = 52 km (5h10)

Termas Polques - Geysers Sol de Mañana = 25 km (4h10)

Geysers Sol de Mañana - Laguna Colorada = 36 km (3h30)

Laguna Colorada - Arbol de Piedra = 18 km (3h40)

Arbol de Piedra - Hotel del Desierto = 29 km (5h10)

Hotel del Desierto - Laguna Honda = 33 km (4h40)

Laguna Honda - Desvio San Juan = 43 km (5h15)

Desvio San Juan - Bivouac pampa San Juan = 59 km (5h30)

Bivouac pampa San Juan - San Juan = 8 km (50’)

San Juan - Chuvica = 50 km (4h35)

Chuvica - Isla Incahuasi = 45 km (3h05)

Isla Incahuasi - Uyuni = 101 km (6h)

BOLIVIA ALTO LIPEZ
BOLIVIA ALTO LIPEZ
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